La peur de les perdre

J’ai mis longtemps à aborder sujet tant qu’il est difficile pour moi. Mais il y a des moments dans la vie, où il faut savoir sortir de sa zone de confort pour avancer. J’ai donc décidé il y a peu, de me reprendre en main et de faire face à mes peurs. C’est un cheminement qui est à la fois long et douloureux, mais qui est indispensable, tout d’abord pour moi puis pour mes enfants.

On vit tous avec des peurs qui nous hantent. Celles-ci font partie en général de notre inconscient, mais resurgissent à chaque moment de faiblesse. Nous les gérons tous du mieux que nous pouvons, nous n’avons pas vraiment le choix de faire avec. Sauf si nous décidons d’y mettre en terme.

Il y a peu, j’ai entrepris la démarche pour prendre un rendez-vous avec un hypnotiseur pratiquant également l’EMDR. Je pensais qu’il m’aiderait à guérir mes blessures du passé, mais ce fût un échec. A vrai dire, je n’ai pas vraiment eu le feeling avec cette personne. Je pense que je réitèrerai l’expérience et pourquoi pas tenter d’autres méthodes comme la sophrologie par exemple.

J’ai besoin d’aide, je le sens au plus profond de mon être. Seule je n’y arriverai jamais.

Pour en venir au sujet principal de cet article, la peur qui me hante le plus est la mort. Alors oui, vous allez me dire « tout le monde à peur de la mort », c’est naturel certes. Mais ici, je le vis plus comme une sorte de phobie. J’ai toujours été effrayée rien qu’en pensant à la perte d’un être cher, et ce depuis mon plus jeune âge. Combien de fois ai-je pleuré dans mon lit en imaginant mon petit monde s’écrouler autour de moi…

Bien trop souvent…

Puis un jour, j’ai perdu quelqu’un d’important. Quelqu’un avec qui j’avais un lien d’attachement fort. Quelqu’un que j’aimais plus que tout et à qui je n’ai pas pu dire au revoir. Je m’en veux encore, car la dernière fois où je l’ai quitté, j’étais fâchée contre elle…

Si seulement…

J’ai donc reporté tout ce manque et cette peur de l’abandon sur mes enfants (tout comme ma mère l’a fait avec moi). Je les aime à en crever. C’est comme si c’était une évidence de les avoir dans ma vie. Ils me sont indispensables. Et je ne peux m’imaginer les perdre un jour. Ça m’est insoutenable.

J’ai donc toujours peur qu’ils leur arrivent un malheur durant mon absence, de ne pas être là pour eux… Mais j’ai aussi affreusement peur de les voir grandir, car il y a un moment où ils prendront leur envol. Et je n’arrive toujours pas à me faire à l’idée qu’un jour, ils n’auront plus besoin de moi. Alors je les materne autant que je peux, peut-être un peu trop aux yeux des autres. Mais je m’en fiche du regard d’autrui. C’est mes enfants, c’est ma vie. Je me sens si bien à leur côté…

Je suis consciente qu’agir ainsi, en voulant les garder « bébés » ne les aidera pas à grandir, à évoluer dans la vie. Ils en souffrent déjà inconsciemment. Et je ne peux m’empêcher de culpabiliser de tout ce qu’ils leur arrivent.

Cette emprise émotionnelle m’oppresse, j’étouffe… Je suis constamment submergée par le stress et ces derniers temps, j’ai vraiment du mal à le gérer. Ce qui explique ma fatigue, mon envie de rien, mon absence sur les réseaux et sur le blog. Je n’arrive plus à me concentrer, à m’impliquer dans un projet, à être créative…. Mais surtout à être moi.

Je me cache derrière cette fille rigolote qui raconte un peu tout et n’importe quoi en story sur Instagram… Cela à toujours été mon moyen de diversion préféré.

La réalité en est tout autre, ne vous fiez pas aux apparences.

Nous avons tous des blessures gravées en nous, qui nous touchent à des degrés différents en fonction de notre force de caractère. De mon côté, mon hypersensibilité finit toujours par me faire défaut.

Un jour j’irai mieux

Un jour je ferai la paix avec mon passé

Un jour je serai enfin en accord avec moi-même

J’attends ce jour avec impatience…

A très bientôt

signatureolivia

12 commentaires sur « La peur de les perdre »

  1. Juste un mot « merci » , la peur de la mort est bien evidemment bien connu de tous mais c est vrai que pour ma part c est pratiquement quotidien dans un coin de ma tete et ce depuis le décès de mon papy…. je peux exploser en sanglots si je me mets a me dire que je suis amenée comme tous le monde à perdre quelqu un… et ce n est pas Ma mort qui m angoisse depuis toujours mais belle et bien celle de mes proches…alors depuis que je suis maman je suis stressée et vraiment plus la même.
    Première fois que je lis quelques chose là dessus alors encore MERCI.

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  2. Bonsoir la peur de perdre un de mes enfants je connais ! Mon fils aîné à été opéré d’urgence une nuit à l’âge d un mois. Une malformation des intestins passée jusque là inaperçu. La phrase des médecins raisonne encore en mois : »Vous avez eu le bon réflexe en l’amenent aux urgences. Si on n’était pas intervenu il était mort demain. » Il a 4 ans aujourd’hui. Je l’ai surcouvé pendant 3 ans je voulais pas le voir grandir c’était mon bébé et je n’arrêtais pas de le lui répéter. Jusqu’à l’entrée en maternelle. Il avait tellement entendu qu’il était un bébé qu’il ne voulait pas aller à l’école donc il refusait d’être propre. Je me suis pris une claque dans la gueuler. Ça m’a secoué. Mon fils grandissait et je ne pouvais que l’accompagner, pour son bien. Alors même si aujourd’hui j’ai tjs peur qu’il lui arrive quelque chose, qu’il soit avec moi ou pas, j’arrive tant bien que mal à le laisser faire, à moins le couver. Je m’aperçois aussi que j’ai pas eu le même comportement avec ma fille âgée de 2 ans aujourd’hui. Elle ne veut qu’une chose : faire tout comme les grands ! Et j’ai moins peur pour elle. Conséquence: elle est plus debrouillarde que son frère et plus indépendante. C’est dur pour une maman mais il faut arriver à les laisser grandir, à ne plus les considérer comme nos bébés. Et puis de toute façon même adulte ils auront tjs besoin de leur maman ! Alors courage à vous !

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  3. Pour avancer il faut laisser le passé ou il est et arrêter de se dire que c’est de sa faute
    Pas simple
    Moi c’est passé par une psy a la naissance de mon fils puis au fil des séances elle a su me faire voir que je n’étais pas ma mère que je n’étais pas elle ni comme elle et la j’ai décidé
    Décidé que je vivrais avec la mère que j’ai
    La distance aide c’est clair
    J’ai décidé de vivre ma vie sans me dire qu’aurait fait ma mère
    Je ne lui pardonnerais pas mais je vis avec et j’ai décidé de vivre avec
    La peur de la mort est naturelle mais mourir est naturelle c’est la finalité c’est le cycle de la vie
    J’ai peur quand mon fils est pas avec moi comme toi peur de ne pas être là si besoin
    Je me rationalise et j’ai un mari terre a terre donc ça aide à pas finir folle
    Tout ça pour dire que tu as besoin d’aide, une aide extérieur a ton cercle de famille ou d’amis
    Un psy un hypnotiseur ou autres
    Courage à toi

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  4. Comme je me reconnais dans tes mots. J’ai faillis perdre mon fils à la naissance, je me suis séparé du père deux mois après. Alors comment te dire que je le surprotégée. Il étais tous, ma raison de vivre, de se lève le matin. À la sortie de la maternité ,je me suis retrouvée en larme dans la voiture , tétanisé par la peur de l’accident de voiture et de le perdre.
    La pour le première fois, il va passer une nuit dans une tente avec le centre de loisirs. Sans moi à proximité et sans mes proches à côté.
    J’appréhende bcp.
    Mais je ne peu l’empêcher de vivre et de faire son enfance comme tout enfant de quatre ans. Il a le droit de profiter et de vivre des moments comme cela. Je lui souhaite même si pour moi c’est vraiment dur. Mais on ne peu malheureusement pas les protéger de tout. On peu juste être à côté et leur apporter la meilleur enfance possible. Pour qu’il en garde des super souvenir toute sa vie.

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  5. Bonjour
    J’aurai pu écrire votre texte tellement vous décrivez mon etat et ma situation. J’ai pratiqué des séances de bio énergétique car je suffoquais, etouffais et surtout gâchais la vie de mon plus grand rien qu’à l’idée qu’il puisse leur arriver quoi que ce soit. Je pense que cela m a aidé. La peur est bien entendu ToujouRs la mais inconsciemment quelque chose, une petite voix que je n’avais encore jamais entendue, est la, présente à chaque fois et me rassure, qui me dit de faire simplement confiance en la vie. Cest dur à imaginer ou à matérialiser mais sincèrement je vis mieux. La personne qui m a aidé m a fait prendre conscience que l amour inconditionnel que l’on porte à nos proches et à nos enfants doit être ancré dans notre coeur. Imaginez un lien perpétuel, éternel en le matérialisant comme un fil lumineux que rien ne peut couper, casser, effiler et qui part de votre coeur et vient entourer par la taille vos enfants vos proches. Ce fil devient alors votre chemin de vie, vous devez imaginer vos enfants, avec ce fil lumineux incassable qui vous relie, les imaginer avancer devant vous, suivant leur destinée, traçant leur route. Ils se tournent vers vous tout en avançant et vous dise  » maman ne t’inquiète pas, tout ira bien, nous faisons confiance en la vie fais en de même  » puis ne pas perdre de vue ce fil lumineux en vous disant « ils sont avec moi quoiqu’il arrive, oui ils seront toujours avec moi. » À cela ajoutez un ange gardien que vous matérialisez par une personne disparue à qui vous teniez plus que tout et dites vous qu’en plus d’être liés à vous éternellement ils ont en plus cet ange gardien qui les protégera du mieux qu’il peut. Matérialisez ces images les yeux fermés, dites à voix haute que vous souhaitez à partir de maintenant faire confiance à la vie, faire confiance à vos enfants, faire confiance au destin. Ensuite Vous inspirez et expirez autant de fois que nécessaire, en inspirant le bon et en expirant les mauvaises pensées, la peur et quand vous vous sentez prête vous ouvrez les yeux en disant à voix haute « ancrage ».
    Je ne saurai vous expliquez …. mais je sens que quelque chose s’est passée en faisant cela.
    Mais encore une fois je vous comprends tellement.

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  6. La vie….
    elle est si belle…mais peut être si cruelle.
    La mort est aussi une de mes peurs. J’ai peur d’affronter le manque et l’absence d’un de mes proches, de mon fils et même de mes chiennes!
    J’ai été confronté à la mort dans mon travail (aide soignante), j’ai accompagné des patients jusqu’à leur dernier souffle, j’ai du m’occuper des corps dont les âmes les avaient quittés. Des personnes âgées, des enfants, des bébés… Mon dieu que ça a été dur!
    Mais ça m’a tellement aidé à aimer la vie. À profiter de la vie et ceux que j’aime.
    On ne sait pas de quoi sera fait demain alors profitons de chaque jour. Aimons, rions, comme si on devait mourir demain! Car quoi que l’on fasse nous ne pourrons jamais maîtriser la mort. Alors offrons le meilleur de nous à ceux que nous aimons! Si la vie décide de nous arracher à elle, de nous arracher nos proches, il restera que des bons souvenirs pour avancer et non des regrets. Rendons nos vies belles et lumineuses. Offrons de notre personne. VIVONS tout simplement. La vie est belle et chaque jour de plus passé avec ceux qu’on aime est un cadeau.

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  7. Je te comprends tellement. J’ai vécu, bien trop jeune, la perte de mon petit frère et je pense que cela a marqué à vie mon inconscient. J’ai toujours cette peur qu’il arrive quelque chose à mes enfants et je prends beaucoup sur moi pour les laisser vivre leur vie sans les étouffer. Je te souhaite beaucoup de courage.

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  8. Même sans avoir connu (de manière consciente en tout cas) dans mon passé de perte aussi douloureuse et prématurée, la maternité a renforcé en moi la peur (naturelle, instinctive, je pense), de perdre son, ses enfants, ainsi que la peur d’un accident. La plupart du temps j’essaie de ne pas y penser, mais je me dis souvent que je n’y survivrai pas…Tout ce que tu décris me paraît normal. Peut-être qu’en effet il te faut trouver l’accompagnement nécessaire (psy, sophro, etc), pour arriver à dépasser ta peur. A ce sujet je te conseille un excellent livre sur les peurs inconscientes : « Guérir son enfant intérieur, faire la paix avec son passé », de Moussa Nabati. Peut-être que ça ne répondra pas à ton problème spécifiquement, mais ça donne des clés pour devenir un meilleur soi. Je te souhaite du courage dans cette quête et ce cheminement !

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  9. Bonjour. Je me reconnais un peu dans ce que tu as écrit. Je suis une angoissée née. J ai peur de tout ou presque. J ai peur qu’ il arrive malheur à mes filles. Que je ne sois pas là pour les protéger, soigner…. Je peux m imaginer 1000 scénarios dans ma tête. Mes filles sint plus grandes que tes garçons. Elles ont 13 12 et 9 ans. Parfois ça m empoisonne la vie et le pire pour moi c est que je leur interdit des choses juste parce que MOI j ai peur. Mes filles ressentent mes angoisses et mon stress. Elles sont également stressées et manque de confiance en elles. Je le vis comme un.echec car je ne voulais et ne veut pas qu’ elles vivent ça. Cela ne doit pas être « un heritage » comme cela était pour moi avec ma mère. Depuis peu j essaie de prendre sur moi et de leur montrer qu’ elle peuvent et qu’ elles doivent avoir confiance en elles même si pour moi ça demande un énorme travail. Ce n est pas simple mais avec le temps j espère y arriver.

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  10. Juste un mot merci d’aborder ce sujet ! Je ressens ça au quotidien depuis mon plus jeune âge alors lire un article à ce sujet sa aide à se sentir moins seule. Comme toi j’espère qu’un jour j’arriverai à passer au dessus ! Courage et encore merci pour ce témoignage.

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