Enceinte, j’ai dû interrompre ma grossesse… {Témoignage}

Ce blog est un peu comme un journal intime… Un lieu où j’aime vous parler de jolies choses et de moins belles. Il n’y a qu’ici où j’arrive à écrire ce que j’ai sur le coeur, en vous dévoilant mes émotions, ma vie, mes humeurs…

J’ai décidé il y a peu, de vous ouvrir la porte de mon univers, en vous laissant quelques pages blanches, à l’intérieur de mon journal intime… Pour que vous aussi, vous puissiez partager vos expériences, vos tranches de vie et mettre des mots sur vos maux. L’écriture est une bonne thérapie et bien souvent, elle est également libératrice. Alors que ce soit ici ou ailleurs, sur un blog ou une feuille de papier, libérez-vous !

Pour débuter ce partage d’expériences, Emmanuelle m’a rejoint pour vous parler d’un deuil familial qu’elle a vécu il y a peu. En effet, elle a dû subir une interruption médicalisée de grossesse… Voici ses mots : « La douleur est si lourde, que poser des mots m’aide à avancer ».

 Encore merci pour tout Emmanuelle ❤

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J’ai une petite fille d’à peine 2 ans, lorsque j’apprends ma deuxième grossesse. Un bébé surprise. Je voulais un deuxième enfant, mais pas maintenant. Mon ami n’en voulait plus, mais des fois, on ne choisit pas son avenir… On a réfléchi, on a pleuré, on a pris une décision, puis une autre et puis on a choisi… la vie !

Mais la vie nous l’a repris…

Ce bébé, j’ai eu du mal à l’intégrer, cela a pris son temps. J’avais du mal à lui parler, du mal à regarder et toucher mon ventre s’arrondir, du mal à m’écouter et me reposer. Travailler, s’occuper d’une petite fille de 20 mois, vivre sa vie de femme… Je donnais peu de temps à cette grossesse. Peut-être par superstition, peut-être aussi parce qu’elle n’était pas prévue ou peut-être même, qu’inconsciemment, je savais son devenir…Je me souviendrai toujours de ce jour où j’avais mon rendez-vous chez mon gynécologue. Je comptais les jours pour ce RDV, car j’avais quelques douleurs et je ne la sentais pas franchement bouger. Je me rassurais, car après tout c’était encore tôt. Malgré toutes ces craintes de femme enceinte, j’y suis allée seule et sereine. Je dépose vite ma fille et cours redécouvrir la deuxième…

Ma gynécologue m’annonce qu’elle aussi, elle est enceinte et que c’est également une grossesse surprise (et oui, ça peut arriver aussi à une gynécologue). Elle me confirme que c’est bien une fille que j’attends (paraît-il que c’est l’année des filles..). On sourit niaisement… Et puis elle se tait, l’attente est interminable et puis ce silence… Celui-ci est bien souvent interrompu par un « tout va bien « , sauf que cette fois-ci, le silence a été rompu par un « j’ai un doute, il faut que l’on change d’appareil »… Ce fût de nouveau le silence dans l’autre pièce avec le second appareil… Et il s’est de nouveau rompu par  un  » j’ai un doute sur la colonne »… « et le cerveau »…  « il faut monter sur Lyon pour être sûre »…

Entre ces différents silences, j’avais compris…

Bêtement je sors mon planning pour prendre un RDV, je me souviens m’être demandée quand est-ce que j’allais caser ce RDV sur Lyon. (Ma bulle de froideur a commencé à se former). La gynécologue ne m’a pas demandé mon avis, c’était une urgence peu importe le boulot, le RDV chez l’ostéopathe, le café avec la copine ou les disponibilités de ma nourrisse ! C’était ce jour et pas un autre.

Entre ce RDV, il y a eu la fête des deux ans de ma fille. Il a fallu faire bonne figure, tout en faisant en sorte que personne ne se doute de rien, surtout pas elle… C’était son anniversaire, ça devait être sa fête.Sur Lyon, nous sommes accueillis avec beaucoup de douceur, de bienveillance, de compassion et de franchise. Tout est allé très vite et si lentement à la fois. Le diagnostic est posé…

L’accouchement sans vie est programmé…

Un accouchement par voie basse, j en pleure encore… Pourquoi vouloir me faire revivre la douleur d’un accouchement sans mon enfant à la fin ? Pourquoi moi, qui ais donné la vie de cette façon j’allais devoir donner la mort de la même façon ? Dans la même maternité ? Après une réflexion rapide, il en n’était pas question ! C’est une maternité, où je vais voir mes amies, ma famille, je ne veux pas l’associer à la mort. Et puis à Lyon, c’est un CHU, on se sent entre de bonnes mains expérimentées pour ce geste et surtout Lyon c’est loin…

On nous parle reconnaissance, funérailles, crémation, autopsie… Nous qui étions au stade de choisir son berceau et son prénom. Jusqu’à présent, on n’avait pas parlé franchement de prénom… Gabrielle, Angèle, Rosalie, Marcelle… Et puis pourquoi la nommer ? Elle n’existera plus. Je l’imaginais dans sa tenue de naissance et non vêtue dans des vêtements réalisés spécialement pour ces petits bébés. Le corps, les cendres ? Peu importe nous n’avons pas de religions !

Je suis en colère…

Comme s’il fallait rendre la situation plus difficile ou comme pour nous dire au revoir, ses mouvements dans mon ventre me sont perçus. Je n’arrive toujours pas à lui expliquer et je le regrette encore à ce jour, comme s’il fallait que je garde cette froideur, pour ne pas sombrer, je lui ai juste demandé pardon…

Le jour de l’accouchement, mon ami voulait y assister, mais j’ai refusé. Il n’avait pas assisté à la première, pourquoi à celui-ci ? Je voulais être seule et je m’en sentais capable  (toujours cette bulle de froideur). Finalement, ma mère s’est imposée en toute discrétion, comme une maman qui voulait être avec sa fille pour ce moment difficile et je ne le regrette pas j’aurai sans doute fait pareil.

Je me souviens de cette salle d’accouchement, de ces professionnels concentrés dans leurs protocoles, de ceux qui voulaient me faire rire ou juste sourire, de celui qui n’avait pas l’habitude et que je sentais que c’était à moi de l’épauler pour qu’il se sente à l’aise. Puis celles qui ont fait preuve de discrétion et beaucoup de bienveillance. Je me souviens du silence de ma mère, des pleurs des nouveau-nés qui hurlaient la vie, des rires des professionnels qui décompressent de leur journée de travail, des paroles maladroites…

 Il y en a d’ailleurs eu beaucoup, puis j’étais à fleur de peau et prenais tout mal…

 » Ça va ?  » j’avais envie de leur hurler, que NON, ça ne va pas et que ça n’irait plus !

« À ce stade de la grossesse le bébé est petit, ça passera facilement par voie basse »

« J’ai lu sur internet, elle a la taille d’un Playmobil » NON ! Ma fille n’a pas à être comparée à un Playmobil, ce sont les jouets de mon aînée… (et puis,  c’était complètement faux)

« Une amie aussi a fait une fausse couche  » euh… Même si je respecte la douleur d’une fausse couche, on appelle plus ça « fausse couche » à ce stade de la grossesse. J’en étais quasiment à la moitié…

« Il faut oublier » Mais comment oublier une partie de nous ?On me l’avait prédit le jour de l’accouchement, tout deviens plus claire en effet. Le prénom s’est imposé naturellement et toutes les autres décisions à prendre aussi.

J’ai décidé de voir mon bébé et je ne le regrette pas. Je l’ai même trouvé belle (je remercie le personnel des pompes funèbres et les petites mains bénévoles qui l’ont vêtu honorablement).

J’ai pu lui demander une nouvelle fois pardon…

À ce jour, je travaille encore sur ma culpabilité, qui n’a pas raison d’être, puisque la vie en a décidé ainsi. C était claire, ma fille serait née sans vie, quel que soit la décision prise. Allez savoir, une maman se sent toujours responsable de son enfant qu’elle que soit les raisons.

Après, il y a la vie qui continue

La vie sans elle…

 J’avais mal au ventre donc c’était encore un peu elle et puis les douleurs se sont estompées, j’ai repris le travail, j’ai eu mes règles… C’était donc bien la fin, une nouvelle étape à affronter. Elle n’est plus là, en moi, et je me sens terriblement seule dans ce corps…

Les gens ne savaient pas comment m’aborder…

Il y a eu ceux qui ont pleuré avec moi,

Ceux qui ont su poser des mots sur mes maux,

Ceux qui se sont tus,

Ceux qui m’ont fait rire,

Ceux qui n’ont rien compris de notre douleur

Ceux qui m’ont écouté

Ceux qui ont respecté mes silences

Et ceux qui ne les ont pas supportés

 Il y a eu surtout mon rock : mon homme et ma fille,

ma famille, leur AMOUR me transporte !

La vie continue… 

Emmanuelle

__________________

Si vous souhaitez, vous aussi laisser votre trace par ici, n’hésitez pas à me contacter directement par mail : twinnymummy@hotmail.fr

À très bientôt

 Olivia

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52 réflexions sur “Enceinte, j’ai dû interrompre ma grossesse… {Témoignage}

  1. Un magnifique témoignage… C’est ca aussi l’amour d’une maman envers son enfant… cette petite fille existe quoiqu’on puisse dire… et continuer à avancer pour elle, mais aussi pour vous, votre homme et votre petite fille…

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  2. Des frissons en lisant ce poste ! Une maman battante courageuse mais surtout une femme forte ! J’espère que cette affreuse épreuve sera surmontée et qu’elle voudra un autre enfant.
    Plein de pensée pour elle et sa famille 💖💖

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  3. C’est un récit très touchant
    J’ai également subi une IMG en mars 2015 donc je comprends tout à fait la douleur.
    Je dis à Emmanuelle pleins de courage bisous

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  4. Très triste comme histoire, je ne suis pas sur, de réussir à supporter cette situation si je devais la vivre.. Je vous souhaite plein de courage. Votre ange restera pour toujours dans votre coeur

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  5. Je n’ai pas de mots en lisant ce texte.
    Les larmes sont montés, des frissons ont parcourus mon coeur.
    Chapeau à cette maman battante et pleine de courage.
    Que la vie lui réserve que des jours prochains heureux.

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  6. Lorsque j’avais 15 ans, ma mère a vécu la même chose, à 6 mois de grossesse. C’etait il y a 25 ans mais je me souviens comme si c’était hier ce moment où elle me dit ce qu’il se passe…Une douleur très forte…La vie est étrange : l’interruption de grossesse a eu lieu un 17 juin et c’est un 17 juin suivant qu’est née ma petite sœur, il y a 23 ans.
    Plein de courage Emmanuelle, l’amour qui vous entoure vous aidera à surmonter cette épreuve.

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  7. Trés beau témoignage qui m’a ramené 14 ans en arrière,quand lors de ma seconde grossesse le génèticien me disait : vous savez madame même la veille de votre accouchement on peut vous le faire passer,les analyses génètique n’etaient pas claire,une fois elles étaient positive à la maladie de X fragile une fois négative.Avec mon amis on a decidé de ne plus rien faire comme analyse et d’accueillir cet enfant qui est en parfaite santé.cette douleur je la comprend,elle est encore tapis en moi de ne pas avoir pu profité à fond de ma grossesse,je me suis protègée en étant distante avec mon bébé.Plein de pensée a cette famille.

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  8. Cela doit être vraiment être la pire chose à vivre pour une maman 😦 rien que de lire votre témoignage je suis en larmes, peut être parce que ma mère a vécu la même chose et que je n’ai jamais connu ma grande soeur. Petite quand mes parents me l’ont appris, je me suis beaucoup attachée à cette grande soeur imaginaire, j’en ai beaucoup pleuré mais je ne crois pas en avoir voulu à ma maman. Et depuis que je suis maman à mon tour, je pense à ce que mes parents et surtout ma maman ont du ressentir alors qu’avant je pensais surtout à ma soeur.

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  9. Magnifique récit. Nos anges vivent à travers nous mais bien trop souvent ils n’ont vecu « que pour nous ». Ce récit j’aurais pu l’écrire en 2012… LA douleur est toujours là, les pleurs ont cessé, 2 enfants sont venus agrandir notre famille depuis. Je souhaite à cette maman tout le courage pour faire son deuil (même si on ne le fait jamais tout à fait).

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  10. J’ai eu un IMG a 6 mois et demi de grossesse, mon fils a eu le syndrome de Peña shokeir, ça arrive une fois sur un millions et c’est sur moi que ces tombé… Ca fait 3 mois et demi et meme si je pleur de moins en moins j’ai l’impression que je ne pourrais jamais m’en remettre… Ma vie c’est arrêté le 14 septembre . C’était ma première grossesse et je me demande si un jour je pourrais le remplacer ! Après tous ca , ils nous ont appris qu’il y avait une chance sur 4 pour que sa recommence à la prochaine grossesse . En 6 mois et demi j’ai imaginé ma vie avec lui , tous nos plan s’écroule en une second quand on nous apprend qu’il faut mettre un terme à cette grossesse . Malgré que cette grossesse est etait une surprise et que j’ai mis 2 mois à être heureuse de devenir maman, ce bébé était devenu pour moi ma raison de vivre . Alors pourquoi continuer …

    Merci pour ce témoignage qui me fait presque du bien. Je comprend tellement ce qu’elle a ressentie.. Merci 💕

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  11. Un très beau témoignage. Je comprend l’idée de bulle car avant d’avoir mon fils j’ai vécu un curetage et une fausse-couche. Ce n’est rien comparé au fait de devoir accoucher par voie basse bien sûre mais je comprend.

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  12. Je ne peux que vous dire courage à vous
    J’ai également vécu une img à 26semaine de grosss pour ma part et cela vu un terrible choc
    La suite Est difficile, les paroles des gens plaisantes sans forcément le vouloir mais qui donne envie d’hurler …
    Le fait que l’on doivent  » accoucher » naturellement d’un bébé quon ne connaîtra pas ..
    Les termes technique que l’on ne comprend pas et qui maintenant nous paraissent notre quotidien …
    Tous mon courage à vous
    Et garder la force de votre famille c’est celle ci qui vous guidera

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  13. Très beau témoignage.. Et le jour même où en discutant avec une collègue j’ai appris qu’elle a vécu la même chose ! C’est quand je lui ai demandé combien elle avait d’enfants qu’elle a dit…euh ça dépend.. Je pensais à une famille recomposée mais elle m’a expliqué qu’elle avait perdu un bébé à 5 mois de grossesse… Elle m’a dit, après ça tu fais un tri parmi tes amis… Elle a eu pas mal de remarques, parfois maladroites, parfois méchantes…notamment à cause de son droit au congé maternité après son accouchement… Courage aux mamans qui ont vécu ça !

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  14. Cette histoire est très touchante, étant maman aussi je me met à sa place cela doit être horrible.
    Je souhaite à cette famille pour l’avenir beaucoup de bonheur, ils le méritent amplement.

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  15. Je pleure en lisant ces lignes. Je me revois 6 ans en arrière quand j’ai du prendre la même décision pour mon petit bonhomme, Esteban. Ne pas réussir à « rentrer » dans cette grossesse, comme si je savais que quelque chose n’allait, choisir une date tout en pensant à l’anniversaire de ma fille, faire bonne figure…. Aujourd’hui, j’ai réussi à donner à nouveau la vie deux fois. J’ai fait du chemin dans mon deuil, j’ai bien avancé, je pense mais dès que je lis un témoignage comme celui ci ou si je commence à penser à mon ange lorsque je suis seule, les larmes se mettent à couler toutes seules. Par contre, jamais devant les autres (même mon mari et mes deux grands qui ont pourtant vécu ce deuil autant que moi) car les gens ne comprennent pas qu’on n’oublie pas et que de toutes manières une partie de nous est restée avec notre ange et que plus jamais on sera celle qu’on était avant. Je te souhaite plein de courage pour la suite.

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  16. Les larmes coulent en lisant ce récit et j’ai la gorge nouée. Je suis maman depuis l’année dernière et je comprends le douleur que peut ressentir cette maman. Quelle épreuve horrible que de devoir faire le deuil de son enfant. Je lui envoie beaucoup de courage et de positif pour qu’elle surmonte cette douloureuse épreuve.

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  17. Triste et bouleversant! Malgré tout la vie continue, heureusement que l’amour peut faire bouger des montagnes! je lui souhaite du courage et de vivre en paix!

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  18. Quel magnifique témoignage, j’en suis toute retournée! Ma mère l’a vécu il y a de nombreuses années et me l’a raconté il y a peu. Il ne faut pas te sentir coupable tu n’y es pour rien, c’est malheureusement la vie qui est parfois injuste. ❤️❤️❤️❤️

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  19. Très beau témoignage, je connais cette sensation à 100% car IMG aussi pour notre petite Marie 👼😇 à 23 semaines, je te lis comme si je me lisais moi même… Très dur à vivre et à expliquer… Merci

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  20. Ce témoignage est poignant .. les larmes me sont montées .. je leur souhaite vmt bcp de COURAGE dans cette épreuve Si difficile .. le temps les aidera à surmonter la douleur .. je leur envoi pleins de forces ..

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  21. D’énormes pensées pour Emmanuelle…
    C’est également un bout de ma vie de maman, mon 3eme fils Simon. Je connais sa douleur, sa tristesse et sa colère.
    Il faut du temps mais la vie reprend le dessus. Je n’ai jamais cessé de penser à Simon, il m’a aidé à me reconstruire et m’aide encore. Il fait parti de ma vie, de notre vie.
    Après Simon, nous avons eu 2 autres garçons, tous en pleine forme. Mes fils connaissent l’histoire de Simon (bien que mes deux derniers soient encore trop petits).

    Sur moi, les mots de réconfort n’avait aucune impact. J’avais uniquement besoin de ma bulle d’amour (mon conjoint et mes enfants) et de me retrouver et m’aimer à nouveau.
    Alors que dire à Emmanuelle : penses à toi, ton corps et ton cœur sont meurtris mais tu arriveras de nouveau à vivre sans cette douleur qui déchire le cœur et l’âme. Elle se transformera, se fera moins tranchante, puis moins présente.

    Je lui envoie toutes mes pensées.
    Aurélie.

    Ps : si elle veut me contacter pour échanger, ce sera avec plaisir.

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  22. Joli témoignage et c’est vrai que les mots apaisent les maux.
    Juillet 2012 la joie de connaître notre première puce et on voulait des enfants rapproché donc été 2013 on lance le projet d un petit deuxième et la les choses se compliquent.
    J ai subi également une Img en janvier 2014 et la route qui a suivi à été très longue pour accepter et recommencer à être heureux. Et puis la période où bébé devait naître est arrivé et ça a été très compliqué au niveau émotionnel et se dire qu au final jamais je ne pourrais avoir ce bébé dans les bras et dans notre foyer. Apres des periodes difficiles on se lance de nouveau dans un projet bebe debut novembre 2014 un test positif et l angoisse commence, avec un suivi toutes les semaines pour voir l evolution. On commence à croire en cette grossesse et un examen, un long silence , un rythme cardiaque non régulier et on se souvient ce calvaire mais la grossesse étant moins avancé on parle plus qu il faut declencher une fausse couche. Le cycle infernal recommence et la difficulté à accepté est encore plus immense. Autour de nous tout le monde attend des bébés, un véritable enfer de voir les ventres s arrondir.
    Le 23 juillet 2015 (iniatelement date de mon terme) ma meilleure amie m envoie un SMS pour me dire qu elle part accoucher.
    Le 24 juillet ma cousine accouche
    Le 30 juillet mon amie de enfance accouche
    Le 3 août une autre amie accouche
    La on se dit que tout le monde s acharne car chacune des grossesses étaient prévues pour fin août début septembre. Un vrai cercle d incompréhension s installe.
    Puis départ en vacances à 3 on se ressource, on vit et on savoure les moments magiques en famille loin de tout ça.
    Et puis une sortie au marché : des odeurs qui dérangent, un moment de faiblesse avec une petit malaise et une petite voix intérieure qui me dit que je devrais peut être faire un test de grossesse. Mais déjà angoisser du résultat. Et puis le jour du départ des vacances et des 30ans de mon homme un réveil matinal qui me dit que c’est le moment de savoir.
    Positif
    Mais pas la grande joie car l’angoisse est terrible.
    Un début de grossesse ou l on minimise tout risque avec un maximum de repos.
    Après 5 mois de grossesse je l accepté enfin et me sens épanouie, tout les résultats sont positifs (prise de sang, écho et amio) même si pour l amio il y a quand même une malformation génétique cela ne empêche en rien le développement de ce bébé et une vie normale tout comme moi qui suit porteuse de la même malformation que ma fille.
    Avril 2016 une 2ème princesse est venue agrandir notre famille pour notre plus grand bonheur.
    Après l’orage, le calme et la joie d’être heureux. Une sensation de apaisement.
    Bon courage à vous même si la route est longue.

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  23. je pleure très rarement devant un témoignage lu sur l’ordi (c’est diificle de se sentir impliquée je trouve), mais là je suis triste, je pleure toute seule devant mon écran, pourquoi? Je n’ai jamais connu ça………. enfin il a certainement une raison (très profondément encrée au fond de moi) ……. peut-être………….
    C’est peut-être de ce rendre compte de la chance qu’on a d’être parents. Parfois devant le quotidien et les petits problèmes de la vie on en oublie l’essentiel………

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  24. Bonsoir,
    Emmanuelle fait preuve d’un grand courage…je n’arrive pas à comprendre qu’on lui ait imposé un accouchement par voie basse …quelle douleur morale !
    J’ai accouché à 23 sa d’une petite fille…mon gynécologue, sachant les suites presque évidentes de cet accouchement, m’a anesthésié totalement pour que je ne sente rien et soit moins traumatisée….Ma fille n’était pas « viable » mais j’ai quand même pu la tenir dans mes bras avant qu’elle ne parte….et je remercie mon docteur de ne pas m’avoir « imposer » les douleurs de l’accouchement , ça m’a beaucoup aidé…
    Bon courage pour la suite à cette maman….<3

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  25. Les larmes me piquent aux yeux 😥 c’est terrible.. Je connais plusieurs de mes amies qui ont vécu sensiblement la même chose je dis bien sensiblement car chaque expérience est différente.. Je remercie chaque jour le ciel de m’avoir donné une fille en bonne santé et pensent souvent à ceux qui n’ont malheureusement pas eu cette chance 😦 grosse pensée à vous toutes ❤

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  26. Bonjour,

    J ai vécu aussi une interruption de grossesse ça va faire 12 ans et je peux vous dire que je me sens toujours coupable ….même si je sais qu’elle n aurait peut-être pas survécu ….. on accouche dans de teriible douleurs à la fois car on sait que notre enfant sera sans vie et car ce n est pas naturel …

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  27. Je me sent idiote de lire ton article en me disant naïvement « ah bon ?! C’est possible ? » Mais je me dit aussi que wouaaa tu as été forte et chapeau à toi je te souhaite d’être épanouie avec ta famille et courage parce que je pense que tu en auras tj besoin même en étant une superbe maman

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  28. Merci pour cet article… Merci de partager avec nous une telle expérience et autant d’émotions. J’ai fait une fausse-couche il y a quelques années et il m’en a fallu du temps pour m’en remettre. Comment revivre quand on a donné naissance à la mort? J’ai dû comme vous mettre des mots sur mes maux pour m’en libérer et trouver un certain apaisement. Le temps fera son travail… Mais être bien entouré par une famille forte vous donnera mille raisons de vous accrocher. Bon courage!

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