Épuisement maternel, le bout du tunnel…

Avant de devenir maman, je n’aurais jamais imaginé que ce soit si difficile sur le plan émotionnel. J’avais un peu idéalisé le rôle de mère, en pensant que tout était si simple… Je suis alors, tombée bien bas… 

J’ai dû rapidement faire face à la réalité, lorsque mes premiers bébés sont venus au monde. Ils étaient si beaux, si sages… Nos premiers instants furent volés, mon attachement à eux quasi inexistant. J’ai douté sur ma faculté à être mère, au point où je me demandais si c’était bien moi qui leur avait donné la vie ? Avec du recul, j’ai compris que je n’étais pas prête, prête à devenir mère, à devenir femme tout simplement…

épuisement maternel twinny mummy

Puis avec le temps, j’ai mûri… Et je les ai aimés fort, très fort. Puis, ils m’ont confronté à toutes ces choses enfouies au plus profond de mon être. Complètement déstabilisée par l’ambivalence de mes émotions, j’ai sombré… Le burn-out maternel était là, juste derrière la porte et m’a emprisonné durant de longues semaines…

Si je devais imager le burn-out maternel, je le décrirais ainsi :

Je suis seule sur un bateau, en plein milieu d’un océan de sentiments. Tout est calme, je me laisse tranquillement porter par le vent…

…Je suis bien…

Puis tout d’un coup, le ciel s’assombrit. La colère gronde, l’orage éclate et la tempête se déchaîne, encore et encore. Je suis alors impuissante, j’essaie tant bien que mal de vaincre les grosses vagues qui tentent de me faire chavirer.

Je résiste un moment puis à bout de force…

…J’abandonne…

Je deviens alors spectatrice de ce déchaînement d’émotions.

…Je ne contrôle plus rien…  

Puis tout redeviens calme, les rayons du soleil perce au milieu des nuages et laisse enfin place au ciel bleu…

Voilà comment je me sens, lorsque qu’une crise de colère m’envahit. Je ne suis plus moi-même, je crie, j’hurle sur mes enfants sans savoir vraiment pourquoi. Et eux, ils subissent en silence

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Je m’en veux tellement de leur faire vivre ça. Ils sont si jeunes, si impuissants… Mais la fatigue émotionnelle et physique que j’ai accumulé durant toutes ces années, me pousse à faire face à mes vieux démons.

Il y a tant de blessures en chacun de nous, qui se doivent d’être pansées un jour. Et c’est ce que j’essaie de faire en ce moment, pour comprendre pourquoi je réagis ainsi, pourquoi il m’arrive de ne plus supporter mes propres enfants, alors que je les aime plus que ma propre vie.

Le rôle de mère, enfin je devrais plutôt dire, le métier de mère, n’est pas le plus simple. Nous devons composer avec les exigences et les besoins de chacun. Apprendre à gérer l’imprévu et les frustrations qui l’accompagne. Admettre qu’il est impossible d’être une mère parfaite. Il y aura toujours une faille en nous, du fait de notre propre vécu dans notre petite enfance (et même bien avant).

Le chemin s’annonce encore long, mais j’espère bientôt, voir le bout du tunnel et ce, une bonne fois pour toute !

Olivia 

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21 réflexions sur “Épuisement maternel, le bout du tunnel…

  1. Punaise j’ai chialé quoi, c’est tout ce que je ressens mais je suis tellement incomprise… j’ai accouché de ma troisième merveille il y a un mois et j’en peu plus. Pourtant j’ai de la chance papa m’aide au quotidien, mais j’ai ces phase ou j’ai envie de tout envoyé claquer ou j’hurle car la colère m’envahit et les pauvres n’y sont pour rien. J’ai pas envie d’être une maman qui râle du matin jusqu’au soir. J’en ai eu une et j’en ai souffert beaucoup… J’aime tellement mes enfants j’espère comme toi voir le bout du tunnel. Merci à toi de nous faire partager ça et traiter de ce sujet encore tabou.

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    • Pareil tout allait bien jusqu’à l’arrivée du 3ème. C’est dur mais des fois j’en arrive à penser que ce n’était pas une bonne idée de faire le « petit dernier « 

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  2. Bonjour,
    Je vous suis très régulièrement mais je n’ai jamais pris le temps de vous laisser un commentaire.
    Je dois dire que votre article m’a énormément touché… Je suis maman d’un petit garçon de 5 ans, et d’une petite fille de 8 mois. Ils sont ma force, mes soleils, ma vie… Je ne pourrais me passer d’eux, ils sont ce que j’ai de plus cher au monde, mais c’est vrai qu’être maman et bien c’est difficile. Je me reconnais dans votre texte et d’un côté je suis soulagée de ne pas être la seule à avoir ce sentiment d’être incomprise, fatiguée, tout simplement à bout. Être maman, c’est le plus beau métier du monde mais on a tellement de choses à penser, à gérer (…) que parfois on peut se perdre soit même.
    Merci de parler de ce sujet, de partager ton ressenti!

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  3. J’ai exactement le même ressenti ! Mon 1er à presque 3ans et mon 2eme 14 mois !c’est si difficile des fois gérer le terrible two et le petit qui commence vraiment à affirmer son caractère ! Je sens souvent la colère monter en moi comme une bouffé de chaleur qui arrive et elle doit être extirper de mon corps !!
    je me sens moins seule.
    Des fois j’ai l’impression d’être une mauvaise mère a crier et m’emporte rapidement! Je suis sans cesse fatigué et mon couple en subit les conséquences !!

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  4. A en lire ton article et les commentaires des autres mamans, on se sent moins seule dans ce que je traverse depuis la naissance de la Mini Miss il y a 3 mois et les crises de son p’tit frère de 2 ans que j’ai beaucoup de mal à gérer … sans crier et hurler, tellement il me pousse à bout en ce moment !

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  5. Merci pour ce texte qui resume tres bien le ressenti de nombreuse maman et moi y compris j ai 4 enfants sue j ae plus que tout au monde un travail que j aime aussi mais avc tout le quotidien a gerer a cote j avoue que souvent je craque je suis epuisee a bout de nerf mais on repare avec le meme sentiment que toi je ne pensais pas qu etre maman serai aussi dur il faut porter tout le monde si on craque tout s ecroule!courage a toutes les mamans.

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  6. Merci de me rassurer… Je pensais être un monstre…
    J’ai beaucoup de problèmes de santé (Pcos, importantes carences en vitamines, et anémie, problèmes orthopédiques)
    Tout devient épuisant… et je suis à bout de force…
    Mon fils est mon rayon de soleil mais il y a vraiment des moments où je me demande si je suis vraiment faite pour être maman tellement ca me fatigue… Je n’arrive meme pas a imaginer avoir un deuxième enfant…

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  7. MERCI! 😉 Hé oui…et dire que j’ai eu un 1er bébé sans me rendre compte que moi aussi je pouvais être en burn out maternel. Il était si sage, il faut dire…je gerais tellement bien (du coup)…je me disaos que ca ne m’arriverait JA-MAIS…et puis il y a eu bb2, et là…….tout a changé! Y compris ma relation avec mon grand…il a fallu un certain temps avant que j’accepte cette idée. Et évidemment, je les aime plus que tout…c’est cette ambivalence qui est dIfficile!

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  8. Le plus long chemin c’est celui de la prise de conscience et puis le plus dur c’est de faire le premier pas sur une autre voie. Maintenant tu es bien partie, ça ne peut qu’être mieux ! C’est tellement dur d’être mère ! Sur le plan physique, émotionnel, c’est un tsunami énorme et il faut être très solide je trouve pour échapper totalement à ce que tu décris tout au long de sa vie de parent…

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  9. Bonjour je me reconnais tellement dans votre texte!…
    Comment s’en sortir ?!?…
    Lilou, maman « en carton » de 2 garçons (3 et 6 ans)

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  10. On se sent moins seule en vous lisant je suis ds le meme etat d esprit qye vous memes pensees resentis et tres seule à l intérieur
    De douces pensées

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  11. Merci pour se magnifique article, je suis professionnelle de la petite enfance et je me croyais à l’abri de ses choses là avant de devenir maman…. Et maintenant je suis à se stade où l’on ne se reconnaît plus et qu’on se sent souvent coupable alors merci d’avoir partagé votre ressenti avec nous. Claire.

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  12. How et bien j’ai étais en pleine mer, en plein tourment juste après Noël… Qu’elle horreur, et oui pourquoi car je les aimes aussi plus que tout…
    Je croit qu’il fait lâcher prise et surtout penser positif pour remonter la pente…

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  13. Je ne suis pas maman et j’ai pourtant vécu toutes ces choses avec l’arrivée dans ma vie de la fille de mon amoureux, l’homme de ma vie, le vrai… c’était une telle explosion de colère et de mal être que j’ai cru en devenir folle. Je ne pouvais pas imaginer toutes ces blessures d’enfance ni cette colere contre ma propre mère, qui j’en suis persuadée a vécu cet épuisement maternel sans avoir personne pour l’épauler.
    Ça fait 3 ans que cette petite fille a débarqué dans ma vie et un an et demi que je suis en thérapie.
    Et depuis maintenant plusieurs mois je peux dire que je suis très heureuse dans mon rôle de belle maman à mi temps…
    Tout plein de courage… Le bout du tunnel est la. N’en doutez pas ❤

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